Fuck Christmas, c’est toujours ça
Ah… Noël… un catalyseur de joie dans les coeurs innocents. Un moment de magie où l’on croise le regard humide et étincellant des enfants contemplant les paquets sous le sapin à la veille du grand jour. Une petie étoile filante passe au loin dans le grand ciel noir et bleu et Rudolf le renne a le nez rouge. Encore une fois. Qui pourrait le juger, c’est la fête pour tout le monde non?
Mais pour ceux qui auraient raté le vrai évenement en décembre passé: chez certains de nos amis américains… on aime bien dire que c’est la guerre contre Noël. Et qu’il faut prendre des armes pour le défendre. En d’autres termes, it’s the (fucking) counter-war on the (fucking) war on Christmas. J’ai dû rajouter les “fucking” entre parenthèses pour si jamais un américain venait à me lire. Pour eux le fucking c’est un peu comme les virgules, quand il y a pas la phrase perd de son rithme et de sa lisibilité. A chaque temps-mort on rajoute un petit “fucking”. C’est pour ça qu’ils sont 270 millions et que nous sommes si peu.
Donc l’histoire de la guerre contre Noël: en gros il y a des gens (genre des gens qui seraient “journalistes” chez FoxNews) qui ont remarqué que dans certains magasins et autres on souhaitait de plus en plus de très neutres et insipides “joyeuses vacances” aux clients au lieu d’un “Merry Christmas”. Sûr qu’avec le mot Christ dans le titre ça fait moins universel que par chez nous. Après tout Noël c’est avant tout l’anniversaire de Jésus. 2005 ans quand même, ça se fête! C’est pas à l’EMS des gentianes fanées du coin qu’on verrait des highscores dans ce genre.
Bref, c’est son anniversaire à lui, mais il a pas voulu venir fêter avec nous alors qu’on s’offre des cadeaux entre nous et lui, ben il reçoit rien. Rien, nada, que dalle, des clous…
A 2000 ans en même temps tu veux lui offrir quoi? Une BD? Ca fait 1933 ans qu’il a plus l’âge de lire Tintin. En fait si le modèle de Tintin s’appliquait à la Bible, il aurait même été trop vieux pour lire sa propre biographie dans le texte le jour de sa première parution! Jésus c’est un peu comme l’arrière grand père sénile qu’on a oublié sur son fauteuil. Il est là pour la fête, mais personne lui offre de cadeaux et quand par hasard un enfant lui parle il répond pas. A tel point qu’à fin c’est comme s’il existait pas.
Alors, ok, c’est SON anniversaire et on s’offre des cadeaux sans remords, mais faut dire que Jésus il a vraiment foutu le bordel, encore une fois. Il aurait pu naître en été, il fait moins froid. Mais non il a fallu que ça tombe le jour sur Solstice. Des fois je me demande s’il a pas fait exprès de naitre pile le 25 décembre pour faire chier ses parents juifs orthodoxes en pleine célébration de Hanukkah… ou alors pour narguer les autorités d’occupation romaines qui fêtaient les Saturnales, pile à cette période de l’année. Sacré hippie va, il arrive il s’incruste et il fait comme chez lui!
Moi, si on regarde bien, je suis né le 15 février. J’aurais pu naître le 14, j’en serais pas moins vieux, mais j’ai fait attention. Parce-que la Saint-Valentin c’est pris! Je vais pas m’imposer avec mon anniversaire rien qu’à moi alors que c’est la fête des amoureux. C’est pas compliqué de viser pourtant. Avec un minimum de concentration j’ai toujours réussi à viser à côté de la fête des amoureux. Hum. Ouais bon. enfin bref… j’empiète sur rien et pourtant je suis pas Messie ni rien! Suffit de regarder où on met les pieds. C’est bien utile de marcher sur l’eau pour finir par mettre les pieds dans le plat quand on arrive sur la rive…
Sur ces bonnes paroles, je vous conseille une fucking lecture sur la joie de fucking Noël. Dans la langue de fucking Shakespeare of course: Fuck Christmas .