Ubuntu 8! Rapide, efficace… et détruit en 10 minutes.

Dans un moment de désespoir (autrement connu sous le nom de “ma vie”) j’ai tenté d’installer le tout nouvel Ubuntu 8, Hardy Heron sur le PC qui trainasse tristement sur mon bureau.

De prime abord il y a progrès:

- Il resize tout seul une partition NTFS en quelques clics. L’installation se passe sans aucun problème et après il peut lire ET écrire dessus sans autre.
- Le wifi (en USB) marche direct au boot, il propose les réseaux dispo et il suffit d’entrer le mot de passe.
- Java 6 installé en trois clics.
- Les classiques: openoffice, gimp, firefox3 sont installés et fonctionnent à merveille. Mieux que sur mac dans le cas d’openoffice (et gimp aussi j’imagine).
- Idem pour flash (et peut-être Skype, j’ai presque eu le temps d’essayer)
- Globalement c’est ‘snappy’, surtout sachant que la même machine tourne sous Vista normalement. C’est une joie d’entendre le non-bruit du disque dur quand il s’arrête en fin de tourner dans le vide.

C’est juste un détail ça sera réglé en un clic…

C’est après que j’ai vu que ma carte graphique était en 65k couleurs et que ça faisait des dégradés tout moches sur le fond d’écran par défaut. Etant un converti de la secte maciste je sais que l’essentiel est dans le fond d’écran HDR et la qualité des icônes. Donc je suis vite allé chercher dans les options ou régler ça en millions de couleurs… j’ai pas trouvé. J’aurais mis ça au même endroit ou on peut changer la résolution.

En cherchant un peu sur le web j’ai vu qu’on pouvait dans le nouvel Ubuntu juste cliquer dans un menu pour installer les drivers ATI propriétaires, qui me promettaient (fort optimistement) de me faire accéder à la joie visuelle de compiz (un truc avec plein d’effets 3D qui donne à Linux l’impression d’être OSX en moins sobre).. et en plus d’avoir mon écran en 32 bits (millions de couleurs).

Jusqu’ici tout va bien…

Donc je clique… ça downloade le driver tout seul… ça reboote… suspense. Et… SURPRISE (pas vraiment…) c’est …. c’est… tout noir. Perdu fini. Rideau.

En éteignant la machine brutalemnt j’ai pu accéder au menu Grub du boot et choisir l’option rescue qui m’a permis dans un joli menu en texte qui te rappelle que tu es quand même sous Linux, et que c’est pas un OSX de filles. Il y a une option pour ‘fixer’ la config X. Effectivement ça me l’a corrigée. Après j’avais l’écran de login. Mais après j’avais un clavier… français de France!. Abomination. Avec le Q à la place du A et la tête à la place du Q: en un mot, Azerty. Avec un grand ‘A’ comme dans Argh.

Donc non sans quelque souffrance j’arrive à taper mon login/pass en azerty et je vais dans la config rechanger mon clavier en espèrant que depuis le temps ces changements soient appliqués à tous les niveaux. Je ferme la session et je constate avec joie que mon écran de login est en Azerty pour toujours. L’impérialisme français ne s’attaque pas qu’au Tchad, il vise aussi invariablement les claviers hélvétiques.

Je me résigne et je reste loggé. Ensuite je vois sur mon bureau un petit icône et un message en haut à droite qui me dit que les drivers ATI propriétaires on été installé. Ah tiens.. j’aurais cru que non, notamment au moment où c’est devenu tout noir. Donc bon je vais tester le célèbre compiz. Je clique pour activer les effets ‘extras’. C’est pratique de pouvoir installer ça d’un clic, au lieu de s’emmerder avec des configs en texte.

Et voilà… maintenant c’est pas tout noir.. c’est tout gris-beige. C’est mieux.

Donc un autre jour, quand je serais motivé, j’irais trainer sur les forums pour savoir comment éditer mes fichiers de config X11 à la mano. Avec ‘vi’ sinon on passe pour une tapette. Ne soyons pas dupes. On sait que c’est là qu’ils veulent t’amener à terme.

Ma mémoire cherche peut-être à m’abattre mais me faire chier à éditer des configs X11 pour avoir du 24 bits (et mon clavier suisse…), je faisais déjà ça en 2002. Six ans plus tard les drivers ATI libres sont toujours très limités et les drivers ATI propriétaires sont apparemment vieux de deux ans… ce qui pourrait expliquer l’écran noir sur ma relativement récente ATI X1950 pro.

J’essaierais donc Ubuntu 9, dans un an ou deux. En attendant je resterais sur mes machines de fille tout en gardant un oeil sur Haiku. Toujours en alpha, mais basé sur BeOS ce qui doit garantir de jamais avoir à éditer un fichier X11 à la main, ce qui devrait être la règle de base quand on crée un O.S.

4 Responses to “Ubuntu 8! Rapide, efficace… et détruit en 10 minutes.”

  1. moi Says:

    quel alien, même les flamands ont leur machine en AZERTY!

  2. Patounet tout plein Says:

    Salut!

    Bon, remarques, entre éditer des fichiers de config à la mano et devoir aller grailler dans des options à tiroirs à la windaube, je préfère presque la première solution.

    Mais, c’est vrai que si on arrive à s’en tirer dans la vie sans devoir hacker des fichiers textes avec vi, why not.

    A+

  3. mox Says:

    Sinon y’a dpkg-reconfigure xserver-xorg qui te permet de reconfigurer ton serveur X sans passer via “vi”.

    C’est pas ubuntu 8 non plus, c’est la 8.04 (avril 2008), y’a bientôt la 8.10 qui va sortir.

    Sous windows, t’aurais déjà réinstallé sans te poser plus de questions, puisque c’est devenu tellement plus rapide que de fixer un problème !

    bonne chance, c’est bien Ubuntu tu verras si tu persévères !

  4. Jacques Says:

    Heu non sous windows j’aurais juste récupéré mon image de TinyXP vierge et j’aurais relancé mon VMWare. C’est comme ça que j’utilise windows en général.

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